C'est l'annonce du jour, Daigassô Band Brothers DX va sortir en Europe le 25 mai 2010 sous le nom « Jam with the band ». Rappelons qu'une sortie européenne du premier épisode était prévue pour accompagner la DS il y a déjà six ans.
Le jeu sera entièrement localisé en français, comme l'indique la page officielle du jeu, laquelle présente également une partie de la playlist de départ et une tripotée d'écrans du jeu.
Vous voulez tout savoir sur Daigassô Band Brothers DX ? Vous envisagez de l'acheter mais hésitez encore ? Vous avez peur de ne rien comprendre à un jeu en japonais ? Par ici !
Titre original : 大合奏!バンドブラザーズDX
Date de sortie : 26 juin 2008 (Japon uniquement)
Daigassô! Band Brothers DX est la suite de Daigassô Band Brothers. Le concept et le gameplay sont identiques au premier jeu, il s'agit encore d'appuyer en rythme sur les boutons qu'indique l'écran pour faire sortir des notes de l'instrument choisi.
Si vous avez des doutes, les concepteurs ont eu l'excellente idée de faire une vidéo d'explication on ne peut plus claire qui présente simultanément quatre parties instrumentales et les quatre niveaux de difficultés (contre trois dans l'épisode précédent). Elle est peut-être visionnée à cette adresse. Si vous ne savez pas vous situer, une étiquette vous conseillera un niveau de difficulté adapté à votre niveau en fonction de l'évaluation reçue dans le mode « live du jour ».
S'il n'y avait dans le premier épisode que deux façons différentes de jouer, les percussions et les autres instruments, sachez qu'il y en a maintenant deux autres. Pour les différentes guitares, d'abord, on pourra utiliser le stylet pour gratter les six cordes figurées sur l'écran tactile tandis qu'on déterminera les accords à jouer avec la main gauche. Ceux que ce type de maniabilité effraie apprécieront la possibilité d'utiliser les boutons plutôt le stylet. Enfin, last but not least, il sera possible de chanter la mélodie de chaque musique contenant des paroles dans le mode karaoke, importante nouveauté de cet épisode.
Ce mode karaoke se divise en deux parties : diagnostic du type de voix et entraînement.
Dans le premier mode, on chante une chanson dans sa tonalité originale jusqu'à ce que la console détermine notre type de voix parmi une douzaine qu'elle reconnaît (R n' B, ballade, enka, pop, anime, notamment) et nous donne sous forme de pourcentage notre degré d'affinité avec cette chanson. Elle nous conseille également un autre morceau susceptible de convenir à notre style de chant parmi les musiques déjà présentes sur la cartouche et même parmi celles disponibles en téléchargement.
L'autre mode offre plus de paramètres puisqu'il permet de régler la tonalité du morceau ou le volume de l'accompagnement instrumental, d'entendre ou non la ligne mélodique en guise de guide ou encore de désactiver l'écho de notre propre voix. Ceux qui ont déjà expérimenté le karaoke au Japon se rendront compte qu'on s'y retrouve dans la même configuration et avec les mêmes paramètres, sachant que les instrumentaux des véritables karaoke sont souvent dignes d'un vieux synthétiseur ! Sachez que la tonalité peut être modifiée en cours de chanson sur une étendue de deux octaves, ce qui est pratique quand on se rend compte que l'on n'atteint pas les notes aiguës d'une chanson mais qui supprime l'excuse « c'est trop grave/aigu pour ma voix ».
Pendant la chanson, l'écran du haut affiche les paroles et une ligne mélodique approximative servant d'aide-mémoire mais ne permettant pas le déchiffrage tandis que l'on trouvera sur celui du bas les réglages de tonalité, de volume de la musique ainsi qu'un petit récapitulatif de sa performance (avancée du morceau, endroits ratés, ponts instrumentaux).
Après avoir chanté (en se tenant entre 15 et 20 cm du micro de sa DS, comme le rappelle l'écran supérieur), on nous indique notre sens du rythme, de la justesse, si l'on a trop ou pas assez eu recours au vibrato, aux ornements (au sens musical) puis le jeu caractérise notre voix et nous donne notre tessiture (par exemple soprano ou alto pour les femmes). Ah, j'oubliais, votre prestation est notée ! Comme pour le mode « interprétation », le jeu nous évalue sur 100. Chose curieuse, les paroles des chansons en japonais sont toutes en hiragana et il n'est pas possible de les afficher en kanji. C'est un peu dérangeant pour les japonisants car les kanji aèrent et rendent la lecture plus fluide pour qui les connaît mais ce choix aura le mérite de rendre le karaoke accessible aux débutants en japonais. On pourra également à la fin du morceau revoir le graphique de l'écran inférieur et s'entraîner sur les passages ratés. Il est même possible de les réécouter à la vitesse désirée (de la moitié au double de la vitesse normale).
Waaaah
Aux trente pistes intégrées à la cartouche, pas toutes intéressantes, on peut ajouter quelques pistes cachées et surtout les cent musiques téléchargeables gratuitement via la CWF Nintendo, afin de créer une playlist personnelle ! À la mise en ligne de cet article, le nombre de morceaux proposés en téléchargement est de 5013 (avec quelques doublons). Voilà une caractéristique qui rend ce jeu tout à fait unique et remarquable et qui a de quoi remplir d'enthousiasme n'importe quel joueur. Vous avez adoré le dernier Ghibli ? Pourquoi ne pas en télécharger la chanson-thème dans le jeu ? Vous pourrez en jouer chaque partie instrumentale et même la chanter à tue-tête en soirée (et ça n'existe pas que dans les pubs Nintendo, c'est une expérience personnellement vécue en août 2008, quand le battage autour de Ponyo était maximal au Japon).
Ecran de sélection du morceau. Notez la différence de couleur de la pastille selon la note reçue
Pour obtenir la note maximale, il faut avoir chaque note parfaitement en rythme. Une seule faute et on rate d'office le 100%
On n'en comprend pas la raison mais il est impossible d'effacer une musique téléchargée de sa cartouche. On pourra la supprimer de la liste des morceaux affichés mais on ne pourra pas la remplacer par un autre morceau, chose curieuse, surtout quand on sait que la cartouche dispose de cent emplacements supplémentaires uniquement dédiés aux morceaux reçus d'un ami ou créés dans le mode « composition ». Cette restriction a sans doute été décidée pour encourager chacun à créer sa musique pour l'ajouter à la liste des musiques disponibles en téléchargement. À ce propos, on ne peut pas envoyer de composition personnelle mais uniquement des musiques répondant à divers critères expliqués dans le livret ou sur internet, en accord avec la JASRAC, l'équivalent de la SACEM au Japon.
Pour s'y retrouver parmi les 230 et quelques morceaux que la cartouche peut contenir (30 morceaux de base + quelques morceaux cachés, 100 morceaux téléchargés, 100 morceaux composés ou reçus par un ami), Nintendo a prévu une fonction de recherche. On peut ainsi chercher le nom d'une chanson à l'aide d'un clavier virtuel ou bien chantonner la mélodie face au micro (la reconnaissance marche plutôt bien).
Recherche classique
Recherche grâce au micro
Un mot sur le mode « live du jour » dans lequel on joue un morceau imposé face à une foule qui n'attend qu'à s'enflammer. Car elle s'enflamme littéralement sur l'écran du bas quand on enchaîne avec réussite les notes ! Si on rate complètement sa prestation, cette foule se décimera petit à petit jusqu'à ce qu'on voie l'étrange personnel du bar nettoyer la salle vide. Le but de ce mode est surtout de progresser en niveau jusqu'à avoir dix étoiles, tout en débloquant quelques morceaux. Une chanson réussie avec un score compris entre 90 et 94 ? Vous gagnez une étoile. Entre 95 et 99, vous en gagnez deux. Entre 80 et 89, vous gardez votre nombre d'étoiles et en dessous, vous en perdez, etc. Avec un peu d'entraînement, on arrive très rapidement à 10 étoiles et on ne revient plus à ce mode ensuite, bien qu'il soit intéressant en cela qu'il propose les morceaux sous forme arrangée. Par exemple, si le thème du jour est « baroque », attendez-vous à jouer n'importe quel morceau de votre liste au clavecin. Je reviendrai un peu plus loin sur les différents arrangements puisqu'on les retrouve dans le mode radio.
Le premier Daigassô comprenait 48 instruments, cette suite en comporte dix de plus, à la qualité un peu réhaussée. Les sonorités sont moins sèches avec l'ajout d'une légère réverbération et les timbres semblent maintenant plus riches bien qu'on sente encore de légers grésillements sur certains instruments. Par ailleurs, la possibilité d'un jeu en accords renforce le réalisme de l'écriture en même temps qu'elle remplit mieux l'espace sonore, on a ainsi des instruments qui jouent bien ensemble et corroborent le titre du jeu. En effet, le gassô de daigassô désigne en japonais le fait de jouer ensemble (dai ajoute l'idée qu'on joue en grand nombre).
Voici la liste des instruments, chacun est accompagné d'une courte description
Vous pouvez également entendre un sample de chaque instrument sur cette page du site officiel.
Si vous disposez d'une Wii japonaise, il vous sera possible grâce à un code que vous trouverez dans le boîtier du jeu de télécharger gratuitement la chaîne Daigassô. Grâce à celle-ci, on peut jouer sur sa DS tout en utilisant le son d'un téléviseur ou d'enceintes qui y sont branchées. Le son un peu grésillant de la DS est alors remplacé par un son plus propre et rond, ce qui donne plus d'homogénéité aux arrangements. Si l'affichage sur le téléviseur est plutôt épuré, montrant une scène avec des instruments sans musicien, il a l'avantage de montrer les paroles de la chanson s'il y en a. Ici, c'est de toute façon le son davantage que l'affichage qui importe, sachant que chaque joueur sera normalement concentré sur son écran de DS.
À titre d'exemple, j'ai enregistré l'incipit de « You were there », la jolie chanson de fin du jeu ICO (Playstation 2) directement depuis la sortie DS puis depuis la sortie son de la Wii. La différence est plutôt nette, non ?
sur DS
et sur Wii
Autre nouveauté, la Radio, divisée en deux modes : le mode radio Wi-fi (Barbara Music Hour) et le mode normal (Barbara Sexy Music Hour).
On utilisera le mode Wi-Fi pour écouter les dix musiques les plus téléchargées du moment. En appuyant sur le bouton de téléchargement en bas de l'écran, on peut directement accéder au téléchargement de la musique en question. Inutile d'aller jusqu'à la page de téléchargement pour avoir les paroles de la chanson car elles sont directement affichées sur l'écran de la radio. Ce mode n'est intéressant que dans la mesure où il présente en gros quelle musique marche au Japon au moment où vous accédez à la radio. Si vous n'aimez pas la J-Pop ou les tendances, vous pourrez vous en passer sans même verser « one drop », titre de la chanson actuellement en tête des téléchargements. Une fois le Top 10 passé, il faut savoir qu'on peut quand même écouter les dernières musiques ajoutées, entrecoupées des conseils de la mascotte Barbara (avez-vous déjà essayé de jouer à Daigassô avec votre Wii ? Si vous n'avez pas le Wi-fi chez vous, vous pouvez télécharger des musiques depuis une borne dans un magasin, etc.).
Le mode local de la radio est plus intéressant. Naturellement, les morceaux seront tirées de sa collection. Si l'on ferme sa DS tout en ayant pris soin d'y brancher des écouteurs, celle-ci se transforme en espèce de baladeur diffusant la Barbara Radio. Enfin, ça, le premier Daigassô permettait déjà de le faire.
Pour être honnête, ce qui est davantage intéressant, c'est la fonction iJockey, qui, si on l'active, arrange les musiques à la volée dans un style choisi au hasard. Les résultats étant plus ou moins heureux, on pourra désactiver cette fonction et choisir soi-même l'arrangement que l'on veut pour arriver à des résultats parfois vraiment réussis.
Jazz (instrumentation plus jazz, syncopes)
A la japonaise (instruments traditionnels japonais)
Doux sommeil (tempo très lent, tout est joué au vibraphone)
Piano (tout est joué au piano)
Famicom (instrumentation NES)
Eglise (tempo un peu plus lent, orgue)
Pays du sud (Steel drums, cuivres)
Hard rock (guitares électriques)
Orchestre (tempo un peu abaissé, instruments et percussions d'orchestre)
Horreur (tempo lent, mélodie et harmonies dissonnantes)
Okinawa (mélodies reprenant vaguement un mode de la musique d'Okinawa, shamisen pour rappeler le son du sanshin, steel drums)
Arabe (mélodies reprenant vaguement un modèle de musique arabe)
Baroque (clavecin)
Boîte à musique
Pas grand-chose à dire sur le mode multijoueur, le principe est le même qu'avant : une cartouche, jusqu'à huit joueurs et en avant la musique ! On perd la possibilité d'écrire en plein morceau de petits messages à ses camarades comme dans le premier Daigassô mais on gagne en retour celle de pouvoir choisir sa difficulté parmi quatre niveaux. À la fin d'un morceau, on nous donne une note, la moyenne des notes et un nom pour le groupe (qui sera ensuite affiché sur l'écran titre). À noter que la chaîne Wii permet aussi de jouer à 8 DS.
Image du premier Daigassô. Un single Pikmin à celui qui traduit ce que j'ai écrit
Par ailleurs, si le joueur dit « leader » (celui qui a la cartouche) coupe la connexion, les autres joueurs n'auront plus un écran les invitant à éteindre leur console mais pourront refaire chaque partie du morceau autant de fois qu'ils veulent jusqu'à ce que la console soit éteinte.
La connexion a été interrompue mais vous pouvez encore jouer sur ce morceau jusqu'à l'extinction de la console.
Enfin, comme pour le premier Daigassô, on peut jouer à autant de joueurs que l'on veut si chacun possède sa cartouche !
Le mode composition est un séquenceur portable qui reprend les qualités du premier (sauf qu'il est maintenant accessible dès le début du jeu) en lui ajoutant nombre de possibilités. On pourra maintenant utiliser une seule des huit voix pour faire entendre un accord et non plus quatre, ce qui libère un peu de place dans l'instrumentation. Parmi les autres nouveautés, notons la facilité d'entrer de la musique (par la voix, les touches d'un mini-clavier de piano tactile, directement sur la partition), la possibilité, en cours de composition, de baisser ou augmenter le tempo ou le volume, de changer l'armure (nombre d'altérations à la clé), de disposer facilement ses instruments dans l'espace stéréo, d'appliquer quelques effets aux instruments (enveloppe, vibrato notamment) et encore d'ajouter des paroles pour la partie karaoke.
Application des paroles à la mélodie dans le mode composition
Modification du timbre d'un instrument
Insertion des notes via un clavier virtuel
Ce mode composition étant très vaste et plutôt technique, je vous propose de me poser des questions à son propos dans les commentaires s'il vous intéresse particulièrement.
On ne change pas une recette qui marche, Nintendo l'a bien compris et n'a rien enlevé à la suite du premier Daigassô. Le jeu a au contraire été bien enrichi, que ce soit au niveau des instruments (meilleure qualité, meilleur choix), de l'interface (maintenant manipulable à la croix alors que celle du premier était seulement tactile), de l'espace de jeu (apparitions de véritables mesures à trois temps), ou encore de la playlist (morceaux en téléchargement ; 10 étoiles de difficulté au lieu de 5), faisant d'un excellent jeu musical le jeu musical parfait sur console.
Ceux qui ont peur du japonais peuvent se rassurer, les textes ne sont pas bien importants dans le jeu et les modes principaux sont tout à fait accessibles, comme pour le premier épisode. Enfin, je rappelle qu'une DS française lit le jeu sans problème et que les téléchargements ne sont pas réservés aux Japonais mais également accessibles depuis la France. Par ailleurs, n'hésitez pas à poser des questions via les commentaires si vous bloquez ou que vous avez besoin d'un conseil (j'écume le jeu depuis sa sortie fin juin 2008).
Enfin, car un article qui parle de musique sans véritable musique est bien triste, voici quelques extraits enregistrés par mes soins.
Tout d'abord, quoi de mieux, pour comparer les améliorations que deux titres communs aux deux versions ? Commençons avec le désormais fameux thème d'Ashley, de Wario Ware Touched !
Thème d'Ashley , version Daigassô 2004
Thème d'Ashley, version Daigassô 2008
Continuons la comparaison avec le thème de Barbara, mascotte du jeu.
Voici maintenant des morceaux en vrac dont j'espère qu'ils vous donneront envie de jouer au meilleur jeu musical de l'univers (ce n'est que mon avis !).
Joe Hisaishi - Ponyo sur la falaise
Joe Hisaishi - Summer (L'été de Kikujiro)
Ryûichi Sakamoto - Merry Christmas Mr Lawrence (Furyo)
Nintendo - Ocean (The Legend of Zelda: The Windwaker)
Remioromen - Kona yuki
Rimi Natsukawa - Nada sousou
Erik Satie - Première gymnopédie (version jazz)
Hirokazu Tanaka - Repaire de Kraid (Metroid)
Sound Horizon - Koibito wo uchiotoshita hi
Sound Horizon - Reiin no sekai
Sound Horizon - Yield
Yumi Arai - Rouge no dengon (chanson entendue au début de Kiki la petite sorcière)
Dreams Come True - Yasashii kisu wo shite
Kôji Kondô - Super Mario Galaxy
W.A. Mozart - Marche Turque (version tango ; le grésillement ne vient pas du jeu mais du volume à l'enregistrement que j'ai mal réglé, mes excuses !)
W.A. Mozart - Symphonie 40 (version tango)
Jackson Five - ABC
Maurice Ravel - Toccata (Tombeau de Couperin)
B. Smetana - La Moldau (Ma patrie) - version jazz
The Boom - Shima uta
Nobuo Uematsu - Thème principal de Lost Odyssey
Pour acheter le jeu sur Play-Asia (fr), cliquez ici.
L'offre DSi Ware –japonaise– s'enrichira le premier avril de l'arrivée d'une adaptation de la « chaîne radio » du jeu Daigassô Band Brothers DX. Dans le jeu, celle-ci permettait hors-ligne d'écouter brute ou arrangée la musique présente sur sa cartouche et en ligne d'écouter les dix musiques en téléchargement les plus appréciées des joueurs (parmi plus de 4500 morceaux actuellement).
Ce logiciel pour DSi coûtera 500 points, un peu moins de 4 €, et comprendra une chaîne supplémentaire qui offrira des programmes dont les thèmes varieront selon le jour et l'heure. Au menu: J-pop, hip hop, classique, R 'n B, enka, chansons d'amour, musiques insolites, sélection de Barbara (la mascotte du jeu), etc. On peut bien entendu brancher un casque sur sa DS, la fermer puis la glisser dans sa poche afin d'avoir un baladeur de fortune entre deux parties.
Pour aller avec la DSi, Nintendo a inclus la possibilité de visionner ses photos sur l'écran supérieur à la place des paroles affichées en temps normal.
Préparez-vous également à voir prochainement sur Nintenon un test de Daigassô DX dont je puis déjà vous promettre qu'il sera le plus complet du web francophone. Le jeu musical le plus complet qui soit mérite bien ça !
Jusqu'à la fin de mes cours, c'est-à-dire au 31 juillet, Nintenon est un peu en sommeil mais août sera riche en informations sur les trois principales sorties musicales de l'année sur DS : Daigassô Band Brothers DX, Korg-DS 10 et Rhythm Tengoku Gold.
Daigassô sorti le mois dernier (déjà plus de 1000 morceaux disponibles en téléchargement !), le prochain sur la liste se trouve être Korg DS-10, dont vous trouverez plusieurs vidéos de démonstration à cette adresse [jp]. Celles-ci veulent prouver l'accessibilité du jeu en montrant des jeunes gens de 20 ans ou encore un élève de primaire réussir à créer leurs premières boucles, sous l'oeil attentif de Nobuyoshi Sano, compositeur de musique de jeu (Tekken, Ridge Racer) et producteur du jeu. Sortie jeudi au Japon.
Rhythm Tengoku reste quant à lui assez avare en médias (court trailer E3 par ici) mais les japonisants pourront lire ici une interview d'une partie de l'équipe du jeu par le président de Nintendo Satoru Iwata ou une page web de présentation reprenant la très sobre publicité télé "Avez-vous le sens du rythme ?".
[MàJ] Nintendo vient de publier sur le site Touch-DS les publicités japonaises du jeu qui montrent les différents mini-jeux. Cliquez ici pour les visionner (cliquez sur その2 à その7).
Enfin, les fans de Rareware doivent savoir que l'excellent compositeur Grant Kirkhope (Banjo-Kazooie, Goldeneye, Donkey Kong 64, Viva Piñata, etc.) a quitté son entreprise fétiche cette semaine, rejoignant, d'après le site Music 4 Games, Big Huge Games. Vous pouvez lire cette annonce sur sa page Myspace.
À bientôt et bon courage à ceux qui exploreront tous les liens de cet article !
-Le 19 juin, c'est-à-dire dans une semaine, mais également une semaine avant sa sortie officielle fixée au 26 juin 2008 (ça va encore ?), une version de démonstration de Daigassô Band Brothers DX sera téléchargeable via le service de téléchargement japonais de la Wii. Pour patienter un peu, le site officiel nous offre une vidéo de présentation du jeu.
-Korg DS-10, le prometteur synthétiseur de poche sortira quant à lui le 24 juillet 2008 au Japon et à une date indéterminée sur les marchés occidentaux.
-Le 31 juillet 2008 sortira Rhythm Tengoku Gold pour un prix fixé à une vingtaine d'euros ! Cet excellent jeu de rythme est très apprécié pour son accessibilité -on joue généralement avec un seul bouton- ainsi que pour son esprit décalé à la Wario Ware (l'équipe du jeu est la même).
On n'attendait pas la DS sur les jeux musicaux ou de rythme mais elle nous régale avec une offre plutôt étendue : Daigassô Band Brothers, Elite Beat Agents, Jam Sessions, Korg DS-10, Guitar Hero, Elektroplankton, Taiko no Tatsujin, etc. Si seulement les jeux japonais pouvaient être localisés pour l'Europe, à l'image d'Ôendan devenu Elite Beat Agents, ce serait une excellente nouvelle mais c'est malheureusement peu vraisemblable. Enfin, sait-on jamais...
Alors qu'il ne lui reste que trois semaines dans les cartons, Daigassô Band Brothers DX se montre un peu plus en détail sur un site officiel apportant plus de précisions sur la playlist, notamment.
C'est maintenant officiel, plus de deux cents morceaux seront proposés en téléchargement, complètant ainsi la playlist de base, qui en comprendra, elle, une trentaine. Les joueurs pourront également installer une chaîne Wii permettant d'entendre le son en grand et non avec les écouteurs de la DS. On ne sait cependant pas si les instruments MIDI auront une qualité réhaussée grâce à cette fonctionnalité. On apprend enfin qu'il sera possible d'envoyer à Nintendo des morceaux composés grâce au séquenceur intégré, avec l'espoir que ceux-ci seront sélectionnés puis à leur tour proposés en téléchargement.
Excellente nouvelle pour les amateurs de jeux de musique sur DS puisque le dernier numéro du magazine Famitsu confirme la mise à jour du site officiel de Daigassô, laquelle annonçait le retour très attendu de Daigassô Band Brothers, quatre ans et demi après la sortie du premier épisode, au lancement de la console.
Le principe reste inchangé : jouer une partie instrumentale en rythme tout en suivant les notes indiquées par des pastilles de couleur défilant sur l'écran supérieur.
L'énorme liste d'instruments, (du violoncelle à la Famicom en passant par les timbales) ainsi que le mode création, véritable petit séquenceur MIDI de poche sont évidemment encore là. Du côté des nouveautés, on note l'ajout d'un mode karaoké ou la possibilité de jouer de la guitare avec le stylet tout en déterminant les accords avec la croix multidirectionnelle, comme sur le jeu Jam Sessions : ma guitare de poche.
Pour ce qui est de la programmation, Famitsu publie pour l'instant une liste d'une trentaine de grands classiques dont la délicieuse Sicilienne du Pélléas et Mélisande de Fauré, le Rêve d'Amour de Liszt, la Moldau de Smetana ou la Truite de Schubert, entre autres. S'il y a autant de musiques dans chaque catégorie que pour celle-ci, on pourrait avoir de quoi s'amuser, sans compter que Nintendo compte mettre à disposition des joueurs plus de 100 musiques en téléchargement (gratuit, on espère). Peut-être finira-t-on donc par dépasser les 200 pistes dans le jeu ?
Titre original : 大合奏!バンドブラザーズ DX Date de sortie prévue : 26 juin 2008 (Japon). Prix : 4800 yen (30€).
Vous pouvez lire mon dossier sur le premier Daigassô en cliquant ici.
Titre original : 大合奏!バンドブラザーズ Date de sortie : 2 décembre 2004 (Japon uniquement)
Initialement prévu en 2001 sur Game Boy Advance sous le nom de Game Boy Music, Daigassô est finalement sorti au lancement japonais de la Nintendo DS, il y a près de trois ans. D'après Satoru Iwata, la raison de ce report est que la DS était la console idéale pour le mode multijoueur imaginé pour le jeu.
(Images projet Game Boy Music)
Le jeu ayant remporté un succès d'estime dans certains médias occidentaux et faisant partie des jeux Nintendo les plus importés, on a parfois évoqué une sortie en Occident mais celle-ci n'a jamais vu le jour. Lorsque j'ai rencontré Mathieu Minel, directeur marketing de Nintendo France, je lui ai demandé pourquoi un jeu d'une telle qualité (voici un avant-goût de mon avis sur le jeu) n'était pas sorti en Occident. Ce dernier m'a expliqué qu'il s'agissait d'un problème de droits plutôt que d'une incompatibilité avec le public occidental. Considérez donc le projet d'adaptation abandonné.
Parlons maintenant du jeu lui-même. Daigassô est loin d'être un jeu musical comme les autres. Ici on ne se contente pas de battre le rythme, on joue l'instrument choisi.
Petite démonstration avec la partie d'ocarina du medley Zelda :
Comme vous pouvez le voir, le principe est simple : sur l'écran défilent des bandes divisées en quatre grandes cases (quatre noires) elles-même subdivisées en quatre parties (ou quatre doubles croches).
Lorsqu'on débute, le gameplay est très accessible puisqu'on n'utilise que deux types de touches : n'importe quel bouton de la partie gauche et n'importe quel bouton de la partie droite (cf. capture d'écran). Pour les passages un peu relevés, une icône invite le joueur à toucher l'écran pour que l'ordinateur l'exécute à sa place. Par ailleurs, la vitesse des morceaux est un peu réduite (80% de la vitesse réelle).
A mesure que l'on avance dans le jeu, les choses se compliquent et ce ne sont plus deux possibilités de touches mais huit, qui s'offrent à nous. Enfin, au niveau le plus élevé de difficulté, les boutons d'épaule s'ajoutent au reste, avec L pour les altérations et R pour jouer à l'octave.
Je vous laisse constater la différence de difficulté sur un même passage :
Je disais tout à l'heure que dans Daigassô, on jouait des instruments. Il faut nuancer ce propos puisque l'interface reste la même, quel que soit l'instrument choisi. Cependant, les façons de jouer ne sont pas identiques. Par exemple, quand on joue des percussion à hauteurs indéterminées (par opposition aux percussions à hauteurs déterminées que sont le vibraphone, le marimba, les timbales, etc.), chaque bouton contrôle une partie du set de percussions. Dans l'exemple ci-dessous, A représente la caisse claire, B la grosse caisse, Haut le gong, etc.
Le gameplay des percussions est donc bien différent du reste... Pour ne pas dire bien plus difficile !
Car Daigassô n'est pas toujours un jeu facile et après s'être bien entraîné sur les morceaux, il y a une sorte d'examen testant le joueur sur trois morceaux choisis au hasard. Le nombre de fautes tolérées est d'abord large, de l'ordre de 20%, mais au dernier niveau, ce sera le Game Over au bout de trois erreurs. Si vous tombez sur un premier morceau à 500 notes, je vous souhaite bon courage !
Cela dit, on s'amuse dès le premier niveau de difficulté et les sensations sont rapidement présentes. Quand on joue en multijoueurs (une cartouche pour huit), chaque partie instrumentale est retransmise en temps réel sur les DS des autres et sans latence perceptible... Impressionnant ! Vos amis peuvent également vous chambrer par écrit si vous vous trompez dans le solo de trompette central. En outre, rien ne vous empêche de faire le malin avec une improvisation endiablée puisque les notes supplémentaires ne sont pas pénalisées.
A la fin d'un morceau, une note sur 100 vous est attribuée. Attention, vous pouvez jouer toutes les notes sans pour autant avoir 100 car le timing aussi a son importance. Si vous jouez une note trop tôt ou trop tard, le jeu vous l'indique en l'entourant d'une couleur différente.
Histoire d'ajouter à la durée de vie déjà bien importante, Nintendo a ajouté un mode création qui se débloque en même temps que le niveau de difficulté pro. Celui-ci est un parfait petit séquenceur portable embarquant huit pistes que vous pourrez garnir comme bon vous semble (huit instruments, jusqu'à 120 mesures en 4/4, 30 à 300bpm, deux octaves mais pas d'accords). Les morceaux sauvegardés rejoindront ensuite la quarantaine déjà disponible, ce qui veut dire que vous pourrez les jouer normalement, le jeu se chargeant comme un grand de transformer do ré fa fa# en gauche haut Y Y+L. Enfin, vous pourrez envoyer vos morceaux enregistrés (jusqu'à huit) à un ami possédant également le jeu.
Vous pouvez aussi trouver sur cette page du site officiel de Daigassô des partitions à intégrer vous-même au jeu. Malheureusement, le jeu datant de 2004, pas moyen de télécharger ces musiques via le Wi-Fi (sauf par les bornes de téléchargement japonaises... le jeu était d'ailleurs le premier à utiliser cette possibilité), il faudra donc les entrer via le séquenceur. À noter que ces morceaux, à l'exception du dernier, se trouvent d'office sur la cartouche d'extension dont je parlerai dans un prochain article. Si vous voulez un exemple de musique bien intégrée dans le jeu par des fans, regardez donc la qualité de ce medley Sonic :
Ce medley Nintendo réalisé par un fan taïwanais n'est pas mauvais non plus et sa vidéo a le mérite de montrer l'activité de différents instruments pendant un même morceau :
Autre conséquence de la relative vieillesse du jeu : la prise en main n'est pas optimale avec la DS Lite. On s'y fait mais il est clair que la première version de la DS offrait plus de stabilité, notamment dans les passages rapides où on utilise tous les boutons.
Le point faible du jeu est le son MIDI des instruments mais le principe-même du jeu reposant sur ce format, il était difficile d'imaginer ça autrement sur DS.
Malgré ce son un peu brut, on est vite happé par les musiques proposées par le jeu et certaines sont vraiment bien pensées, au point, parfois, que l'on a l'impression de vraiment jouer de l'instrument. Evidemment, comme pour tout jeu musical japonais, il y a beaucoup de J-Pop, ce qui implique soit un côté très acidulé et débordant de joie (Ai Otsuka - Sakurambo), soit au contraire, un côté romantico-suicidaire (Ayumi Hamasaki - Seasons). On ne manquera pas de noter la qualité d'une partie des musiques de télévision et de celles tirées de jeux. En somme, c'est très entraînant et on bouge pas mal la tête en jouant, ratant ainsi de temps en temps des passages délicats. Heureusement, un mode entraînement a été intégré au jeu, ce qui permet de travailler à l'envi les passages que l'on veut, à la vitesse que l'on veut (de 0,5 fois à 2 fois la vitesse normale).
Pour résumer : Daigassô est le meilleur jeu de rythme sur DS à mon goût.
Voici la playlist, avec des liens pour les clips de certains morceaux et l'équivalent en caractères romains des titres japonais.
Foster Medley (フォスターメドレー) Christmas Medley (クリスマスメドレー) Russian Medley (ロシアンメドレー) Scott Joplin - The Entertainer Children's Songs Medley (チャイルドソングメドレー) When the Saints Go Marching In (聖者の行進) World Songs Medley (ワールドソングメドレー) Deep Purple - Smoke on the Water
Slow Classic Medley (スロークラシックメドレー) Antonio Vivaldi - Les Quatre saisons/Printemps (四季「春」) Athletic Medley (アスレチックメドレー)
Musiques de jeu (ゲームミュージック)
Thème de Fire Emblem (ファイアーエムブレム) Medley Zelda(ゼルダの伝説メドレー) Medley Kirby (星のカービィメドレー) Medley Mario(マリオメドレー) Medley NES (ファミコンミニメドレー) Medley Pokémon (ポケットモンスターメドレー) F-Zero Medley (F-ZEROメドレー) Barbara Bat Theme (バーバラ・バットのテーマ) Musique à débloquer
Pour terminer, voici un petit comparatif chanson originale / version Daigassô.
Si vous avez des questions sur le jeu, sur le nom des instruments ou quoi que ce soit, n'hésitez pas à m'en faire part, je me ferai un plaisir d'y répondre !